jeudi 30 octobre 2014



http://www.babelio.com/livres/Baba-Charlie-Chaplin-lenchanteur-du-cinema-comique/365340

  • "Soit nous rions, soit nous devenons fous" disait Charlie Chaplin dit Charlot, cinéaste et acteur britannique, alliant le burlesque,la satire et l'émotion, dont la célèbre moustache a ridiculisé Hitler dans le dictateur.
    L'enfance ne l'a pas épargné mais il a épargné l'enfance en lui donnant son coeur.Un coeur d'enfant triste dont la mère artiste, huée par son public, est internée; dont le père alcoolique l'abandonne de pensionnat en pensionnat.Un coeur qui s'ébroue dans les rires, l'art du mime et le gout des imitations,pour sécher ses larmes et rire envers et contre tout.
    L'élégant vagabond à la canne frétillante et au chapeau melon reconnaissable, a su pratiquer "le cinéma de l'étonnement" pour comprendre l'homme et ses travers.
    L'émigrant, La ruée vers l'or sont des chefs-d'oeuvre, Les feux de la rampe est criant d'espoir,Les temps modernes suit le progrés, Les lumières de la ville bouleverse et a même su tirer des larmes à Einstein, The kid sauve un enfant qui lui ressemble et offre du rêve à tous les enfants du monde,grands et petits. Voilà Charlot, un grand bonhomme, un "enchanteur"! clame haut et fort Luc Baba (comédien,poète,romancier et chanteur) à ses lecteurs à partir de 7 ans.
    C'est une courte biographie, riche en émotions,qu'il nous présente ici. Charlie Chaplin l'enchanteur du cinéma comique est illustré des dessins à l'encre de Chine de Pauline Sciot qui a également illustré Joséphine Baker, la danse libérée et François Truffaut, l'enfant du cinéma dans cette même collection Des graines et des guides qui permet aux enfants "de découvrir des hommes et des femmes qui ont changé le monde".
    Une bien belle idée des Editions A dos d'âne! 

mercredi 8 octobre 2014

J'ai eu l'honneur, ce 7 octobre, de recevoir 
le Prix Dalaby-Mourmaux pour mon premier recueil poétique : 

Tango du nord de l'âme

Ce recueil est publié chez MEO par Gérard Adam. 


extraits

L'espoir traîne sous la pluie
En chemise de papier
Taches d'encre
Ou chagrin de peau sous le ciel d'hiver
Ce n'est rien, dit-il
Un rêve d'enfance
Voyez-vous
Le fruit de l'arbre naïf

Ici le temps n'est plus daté
Il court sans auberge
Sans nom
Chaque jour s'accroche au néant
Chaque nuit
Tombe des parois
Chauve-souris
Sa vieille épouse

vendredi 3 octobre 2014


Nouvelles de l’impro avec Luc Baba et Dominique Watrin


Les Nouvelles de l'Impro _La Fureur_Visuel @ Gregory Navarra

Les deux auteurs invités ont composé une nouvelle inspirée d’éléments picorés lors d’un Match d’Impro. Dans le cadre de la Fureur de lire, les comédiens de la Ligue d’Impro s’emparent de ces textes pour s’en inspirer et vous proposer des interprétations lues et jouées en direct! Une façon de boucler la boucle… en présence des auteurs avec lesquels vous pourrez échanger vos impressions à l’issue de la séance de cette lecture en liberté.

Auditorium Grand Curtius
En Feronstrée 136 à 4000 Liège
Dimanche 12 octobre à 15h
Infos 04/221.92.09 culture@liege.be – Entrée libre

dimanche 14 septembre 2014

Aucune parution en cette rentrée littéraire, mais quelques nouvelles anonçant une année 2015 animée :

- Contrat signé chez Belfond pour Elephant Island, roman évoquant l'enfermement des enfants en Belgique depuis le début du 20ème siècle. Parution sept. 2015

- Publication de mon 3ème recueil poétique au Tétras Lyre : La colère est une saison. Poème d'une vingtaine de pages où je raconte la colère d'une femme, née d'une enfance bâclée, et son chemin vers l'apaisement. Parution janvier 2015

- PRIX en attente d'annonce officielle ( début octobre ) pour mon 1er recueil : Petit tango du nord de l'âme.

- Le spectacle musical Tu parles poursuit également sa route. A découvrir bientôt au Théâtre de l'Etuve, avant un passage par Paris. 


Des nouvelles de tout cela et quelques extraits à suivre... 






mercredi 4 juin 2014


"le mystère Curtius" 

pré-sélectionné pour le Prix Rossel


Chronique littéraire Radio Antipode                                                
FM 94.1 (Centre Brabant wallon) – 94.2 (Nivelles) – 94.9 (Waterloo).

Eric Brucher  eric.brucher@antipode.be

Le mystère Curtius, Luc Baba, Luc Pire, 2013

"Les éditions Luc Pire ont initié, il y a deux ans, une collection réactivant ce qu’étaient en leur temps les ‘romans de gare’. Deux volets : ‘kiss and read’ et ‘kill and read’ dont les intrigues ont pour cadre des villes, sites ou lieux-dits de Belgique. Dans le volet ‘kill’, Luc Baba nous emmène à Liège dans les années ’20.
Le mystère Curtius nous plonge dans le quartier de la Batte à la suite de petits malfrats détrousseurs de poches sur la piste accidentelle d’un trésor de la Renaissance liégeois, celui du Palais Curtius (à l’impressionnante et rouge architecture sise sur les bords de Meuse et devenu depuis 2009 l’ensemble muséal du Grand Curtius). Vérité historique respectée quant à l’effraction qui eut lieu au Curtius en 1928, grâce à une documentation serrée et l’enquête sur le terrain. Luca Baba campe trois petites pointures de la pègre, types aux cœurs tendres d’ailleurs, triplés un peu tocards qui ont mis leurs sales mains sur un trésor qui les dépasse, un magot dérobé aux bras des puissants par traitrise et scélératesse. Il y a de l’or, mais aussi des parchemins et des souterrains, une parfumeuse affriolante des années folles et un capitaine de police aux formidables tirades, un Hollandais énigmatique et un théâtre de marionnettes dont on se demande qui tire les ficelles. Et puis une écriture surtout, un peu gouailleuse et truculente, d’une poésie joviale tout à fait heureuse dans ces ambiances de quartier populaire où courent les enfants sales et s’égosillent les vendeurs de marché, où la débrouille concurrence l’entraide ou parfois le rançonnement.

Pour le plaisir du mystère et d’une écriture ensoleillée."






mardi 20 mai 2014

http://www.skynet.be/actu-sports/actu/divertissement/article/1061442/bernard-pivot-a-l-affiche-des-49e-vacances-theatre-de-stavelot

  • Très heureux de vous confirmer ma présence au VTS. En duo avec Quentin Léonard, pour "tu parles" ( "Un travail sur les langues pour un auteur qui prône les différences", souligne Jacques Deck, co-directeur des VTS. ) A voir aussi : Bruno Coppens, Laurence Bibo, Bernard Pivot, etc.

                  "En micmac, langue amérindienne, le nom des arbres change selon le vent, le bruit du vent dans les cimes, en automne, une heure environ après le coucher du soleil, car le vent, à cette heure, souffle toujours dans la même direction. Et nous, nous avons des bouleaux.
             La culture et la langue avancent d’un seul pas. C’est la chair et l’os. Elles vivent ensemble, elles tombent ensemble." 

jeudi 10 avril 2014

LE 11 juillet -  Au festival Vacances-Théâtre de Stavelot :

"TU PARLES" - création

En février dernier, je présentais ce texte à Paris, au Centre Wallonie-Bruxelles. Il fut ensuite mis à l'honneur, en lecture, au festival "les Parlantes", à Liège. Le voici à l'affiche du VTS, où je l'interprèterai en compagnie du musicien- chanteur Quentin Léonard.



"Les humains parleraient encore 6000 langues de par le monde. C’est autant de musiques, de trésors cachés pour la science, les linguistes et les poètes. C’est 6000 façons d’appréhender l’univers et le quotidien.Pour Luc Baba, c’est un voyage sans fin, qu'il traduit dans un texte intense, parsemé d'humour, d’histoires étonnantes, de joyaux pêchés pour certains dans des langues à peine étudiées, et menacées pour la plupart.Voilà pourquoi « Tu parles ! » est aussi un appel, un cri d’alarme à partager." V.H.



"Il ne se peut pas qu’un jour les humains parlent tous la même langue. C’est le rêve des imbéciles. Non ? C’est un rêve criminel.
            Et puis, la même coiffure, déjà, ça ficherait la trouille. Alors la même langue…"    
 
 

mardi 25 février 2014

A découvrir!

Maud et Thomas, de BELA, ont eu la belle idée de proposer à quelques écrivains de rencontrer des "muses", anonymes chargés d'histoires, de photos, d'émotions particulières. 

J'ai rencontré grâce à ce projet un jeune homme et une jeune femme lumineux, à qui deux textes sont donc dédiés : 7 ans pour lui, debout pour elle.


http://blog.bela.be/?p=2169


extrait :

Perdre est un mensonge. Et les étoiles ont le droit de ne pas porter le nom des morts.
         - Vous êtes seulement des étoiles, dit-il, apaisé.

         Et lui, il a le droit de réinventer le monde où naît l’absence, car les cris que l’on s’adresse à soi-même ont le pouvoir de murmurer qui l’on est. A sept ans. 

lundi 24 février 2014

Quelques mots sur "tu parles", que je présenterai
en pré-clôture du festival Les Parlantes, à Liège,

sur RTC :

http://www.rtc.be/emissions/lardent-parler/1459856-lardent-parler-20022014

sur le site :

http://www.lesparlantes.be/2014/event.php?id=128


Présentation :

"Les humains parleraient encore 6000 langues de par le monde. C’est autant de musiques, de trésors cachés pour la science, les linguistes et les poètes. C’est 6000 façons d’appréhender l’univers et le quotidien.

Pour Luc Baba, c’est un voyage sans fin, qu’il traduit dans ce texte livré en avant-première, semé d’accents, d’histoires, de joyaux pêchés pour certains dans des langues à peine étudiées.

Si rien, n’est fait, à la fin de ce siècle, il ne restera plus que 500 langues vivantes sur terre. Voilà pourquoi « Tu parles ! » est aussi un appel, un cri d’alarme à partager."




Rendez-vous le 16 mars à 20h30, au Blues Sphere Bar ( rue Surlet, 37 ) 




samedi 15 février 2014

En radio :

Dès ce lundi 17 février, et jusqu'à vendredi, à 5h40 dans le 5-7 de Matin Première, je répondrai aux questions de Marie Vancutsem, dans le cadre de la Foire du Livre :

" On parlera du travail de l'écrivain, de la page blanche, de la construction des histoires, mais aussi des difficultés à se lancer, du secteur de l'édition et de celui du numérique. "

Vive les lève-tôt, le podcast, le duplex et les enregistrements! 


lundi :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1895306&channel=lapremiere
mardi :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1895674
mercredi :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1896053
jeudi :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1896418
et vendredi :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1896735


lundi 10 février 2014

Un beau bistrot littéraire en compagnie de Laurent Gaudé...

Ce mercredi 12 février à 12h30 au Centre Wallonie-Bruxelles - Paris

(salle du foyer -46 rue Quincampoix - 75004 Paris)


Laurent Gaudé a proposé en lecture un texte inédit, intense et lumineux, intitulé "Et pourquoi pas la joie?" A partir de notes prises à Port-Au-Prince, l'auteur évoque la naissance d'une enfant au coeur d'un enfer coloré, la renaissance d'un peuple sans doute à travers cet enfant. Ce texte poétique est l'oeuvre d'un homme juste et sincère. 

Avant lui, Jenny Aerts, lauréate du Prix des lecteurs, a lu  le début d'"Ouragan" ( de L. Gaudé également ). C'était sobre, doux, intelligent, la voix posée malgré l'émotion, le rythme était idéal, au service du texte. Une grande prestation pour cette élève du collège Saint-Servais, justement récompensée par cette journée parisienne.
Vous retrouverez Laurent et Jenny au festival "Les Parlantes", de Liège.
J'y serai aussi, bien sûr, parmi tant d'autres auteurs et comédiens. 


DU 12 AU 17 MARS... :

https://www.facebook.com/lesparlantes
http://www.lesparlantes.be/2014/



lundi 3 février 2014

 La révolution des mandarines - roman jeunesse en chantier                  


extrait


La neige couvrait tout le pays, avec ses tout petits pas, son air de rien.
            Justin joua dedans jusqu’à midi. Il essaya de construire un igloo pour Faustinet, la poupée monstre, c’était le nom écrit sur l’étiquette. Mais l’igloo s’effondrait, alors il construisit un bonhomme de neige monstre, et s’aperçut avec bonheur que c’était les plus faciles à réussir. Il lui fit une chevelure avec le foin de la chèvre, et l’appela Lison.
            - Lili ! J’ai fait ta statue ! Ha !Ha ! Viens voir !
            Elle vint démolir l’engeance à grands coups de pied partout, pendant que Justin hurlait en pleurant :
            - Tu te fous des coups de pied à toi-même ! J’m’en fous, tu t’es toute cassée !
            Pour se venger, il la fit tomber par terre, le nez devant, et s’assit sur sa tête, parce que, malgré ses huit ans, il était bon en sport, bâti comme un grand de dix ans, il était bon surtout comme keeper de handbal, parce qu’il était costaud sans être mou.
            - Ha ! T’as le cerveau qui gèle ? Elle a le cer-veau qui gèèè-leeeuh !
            - Justin !
            Ils furent aussitôt punis dans leur chambre, punis par l’ennui sans Internet et sans play-station.
            Tellement d’ennui que Justin ouvrit son livre, et regarda les images. Toutes les images. De laides images naïves,  avec des enfants au sourire attardé, dessinés en style moderne avec le corps trop long. Douze contes de douze pays de tous les continents, et le même air épaté, la même maladie déformante, et parfois un méchant animal, plein de dents et de cris aigus.
            Parce qu’il s’ennuyait encore, Justin regarda une seconde fois, et son attention fut attirée par un visage différent, celui d’une fillette de cinq ou six ans, du genre petite Indienne qui ne souriait pas. D’ailleurs, il eut l’impression qu’elle devait avoir plus ou moins la même tête que lui à ce moment-là, avec la peur de quelque chose. Elle était dessinée normalement, assise entre des maisons de ferraille et de carton. Il trouva qu’il l’aimait un petit peu bien, et referma le livre, se colla le nez à la fenêtre, et là, il vit un épervier qui saignait un moineau, juste à côté des débris de la statue de Lison.
            - Coool !
            Le rapace emporta sa proie en quelques battements lourds, et Justin poussa la tête sur le palier.
            - Maman, je suis encore puni longtemps ? J’en ai marre.
            - Encore dix minutes.
            - Je compte !
            Il compta jusqu’à quinze, mais c’est ennuyeux de compter, surtout quand on ne compte rien que des secondes vides, alors il regarda la petite trace rouge à côté de la tête fracassée, et les cheveux de foin éparpillés par-dessus. Pendant trois secondes, ça  lui donna envie de s’excuser auprès de sa sœur, mais à condition qu’elle s’excuse en premier, sous peine de finir comme sa statue.
            - C’est bon, les enfants, vous pouvez descendre. Je vous attends en bas pour une petite explication.
            La « petite explication », c’est la cerise pourrie sur le gâteau pourri de la punition.

            Justin resta face à la fenêtre, observant la neige, la paille et les gouttes de sang, comme si c’était plus important que tout ce qui avait pu exister dans ce jardin depuis sa naissance. Il fallut que sa mère vienne le chercher d’une voix douce, parce qu’elle devait penser qu’il restait là pour se punir encore un peu. Il faisait cela parfois, quand elle pleurait à cause de lui.

samedi 1 février 2014

Et je suis devenu enfant du monde
Moi qui n’étais que l’enfant d’une seconde sans joie
Sans orgasme et sans voix

Libéré à défaut d’être libre
Je suis devenu fils de rien
Mon rêve
Alors, au lieu de m’en aller, je me suis dit viens.

Dans la lenteur
Et dans l’anarchie du silence

Et danse, danse…

vendredi 10 janvier 2014

Les premiers épisodes du feuilleton "Umi"
... Regard sur Fukushima ...

Bonne lecture!

http://www.bela.be/homepage/actualites/feuilletons/umi/l'eau-sous-la-terre.aspx